Tout ça n'est pas que ça
TOUT ÇA N’EST PAS QUE ÇA
Tsihiraka et Vimala ont la forme, la grande forme qui se dit aussi grosse patate qui se dit aussi
grosse pêche qui se dit aussi
le feu.
Tsihiraka et Vimala ont le feu. Le feu énorme.
Le feu leur sort de partout et pourtant Tsihiraka et Vimala sont des êtres de nature humaine comme
d’autres êtres de nature humaine qui
sont tout autour de chacun et chacune et de tous et de toutes très nombreux et nombreuses dans le monde et
disposé.e.s à vivre la plupart.
Tsihiraka et Vimala ont la grosse soif et la faim.
La soif et la faim de beaucoup.
Il et elle veulent de multiples éléments puissants et protéïformes. Tsihiraka et Vimala ont les barres de puissance chargées à bloc. Les émotions puissantes sont la recherche.
Tsirihaka et Vimala ont le lyrisme là et là et ici aussi.
Il et elle font de l’émotion puissante avec du bric + du brac.
Il et elle font de l’émotion puissante avec des peignoirs en soie.
Il et elle font de l’émotion puissante avec des boites à rythmes italiennes. Il et elle font de l’émotion puissante avec une minerve.
Il et elle font de l’émotion puissante avec une éponge.
Il et elle font de l’émotion puissante pour satisfaire le
besoin d’émotions puissantes de toutes et tous celles et ceux qui cherchent l’émotion puissante.
Veulent être touchés par.
Et donc viennent.
Se rassemblent sous la grande verrière. Dans les gradins. Pour ressentir
l’émotion puissante de la grande revue.
Tsihiraka et Vimala ont un savoir faire certain pour
générer l’émotion puissante.
Le carburant est simple, le carburant est la vie même,
la vie pleine de vie.
La station service est en libre service.
Et les pompes toujours remplies de vie qui est
le carburant le plus simple pour vivre et le moins cher du marché qui ne coûte que de l’engagement dans la vie même.
L’énergie vitale est une donnée de la jeunesse qui
caractérise l’appétit de Tsihiraka et Vimala pour l’énergie vitale qu’il et elle utilisent à fond.
A fond la forme est une expression possible pour définir leur feu.
Les appeler par leur prénom est une façon possible pour parler d’elle et lui, Tsirihaka et Vimala.
Il et elle sont physiques, il et elle sont des athlètes.
Tsihiraka lance le couteau sur la poutre.
Vimala porte la poutre en équilibre sur la tête, la poutre sur laquelle Tsihiraka lance le couteau.
Tsirihaka assure un max avec les éponges.
Il use très bien des éponges pour nettoyer le grande cuisine.
Il a le synthé dans la peau. Le synthé qui procure les sensations.
Tsihiraka et Vimala nous font tous pleurer.
Il et elle intègrent des images en mouvement qui s’appellent
un vidéoclip dans l’espace de l’ordinateur qui s’appelle
l’internet et qui s’appelle plus précisement
le compte d’hébergement de vidéos en ligne de leur structure qui s’appelle Tout ça que ça et le vidéoclip s’appelle Tranquille
et le morceau de musique c’est du feu.
C’est qu’ils nous font tous chialer.
Il et elle développent pour les glandes lacrymales des fuites extrèmes. Le monde entier regarde ce qui se nomme le vidéoclip
de Tsihiraka et Vimala qui fait chialer.
On chiale quand Vimala soulève le gros rocher de toc.
On chiale quand Vimala soulève la colonne antique de toc. Elle casse le mur de grosses mousses toc on chiale.
Elle balance le mur de briques toc on chiale.
Elle pousse des valises à roulettes on chiale.
On chiale quand elle déchire des trucs qui
sont des accessoires de théâtre
on aime tout ce toc, on veut le toc, on veut encore plus de toc plus de vidéoclips de Tsihiraka et Vimala le feu.
On s’effondre quand Tsihiraka tombe de très haut sur un coin de meuble très pointu.
Tsihiraka porte un peignoir de soie et
fait du toboggan beaucoup de toboggan tous les soirs du toboggan. 1000 personnes tous les soirs le regardent faire du toboggan dans le lieu qui porte le qualificatif de salle de spectacle et qui
par principe accueille les spectacles c’est dit dans son nom :
salle de spectacle.
La salle de spectacle c’est des personnes qui
regardent d’autres personnes faire des gesticulations. En l’occurence ici la gesticulation de Tsihiraka consiste à faire du toboggan.
C’est un acte fort que glisser sur un toboggan en l’occurrence ici un très très très très grand méga toboggan.
Il est en alluminium ce toboggan et très très très raide ce toboggan balèze toboggan planté à la verticale du plateau.
Glisser contient de la vitesse
Tout mouvement contient de la vitesse c’est inévitable c’est une caractéristique indiscutable de tout mouvement.
Tout mouvement est accompagné de vitesse.
Glisser sur ce toboggan le toboggan de Tsihiraka s’apparente à une chute.
Le toboggan de Tsihiraka n’a pas d’échelle.
Il faut un treuil pour accéder au haut du toboggan.
Tsihiraka s’accroche à la jambe d’un jeans lui même accroché à ce treuil pour décoller.
Tsihiraka doit s’élever à huit mètres au-dessus du plateau pendu à la jambe d’un jeans
pour connaître la joie de glisser sur ce toboggan son toboggan à lui Tshihiraka le toboggan de Tsihiraka.
C’est Vimala qui pilote le treuil qui mène au toboggan.
Elle pilote le treuil Vimala avec une machine à laver sur la tête
mais ça va d’avoir une machine à laver sur la tête quand on porte une minerve et qu’on pilote le treuil avec la télécommande du treuil.
Il et elle me font chialer les glandes.
Il et elle me saturent les glandes de grosses coulées lacrymales qui
me sortent des yeux comme la cascade de la rivière qui est connue pour sa cascade.
Il et elle savent faire l’émotion.
La machine a laver est pleine de coins,
un coin est une pointe.
Le coin peut pénétrer le dos si le corps tombe dessus.
Tsihiraka tient la jambe du jeans mais la jambe du jeans se déchire c’est pourquoi il tombe c’est très simple le jeans s’est détruit
très haut au-dessus du plateau.
Et Tsirihaka tombe sur le coin.
Pourquoi il est pointu le coin ? Pourquoi c’est si haut ? Pourquoi Tsihiraka il tombe ?
Bein...
Pour se relever qu’est-ce que tu crois ?
Décembre 2022 - Février 2025